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Guide d'achat Noël 2006 : la hotte de Clubic

* Publié par La rédaction le Mercredi 22 Novembre 2006 | envoyer | commenter

Ayez le reflex… numérique !

objectif sigma
S'offrir un reflex numérique n'est pas une mince affaire ! En-dehors de la seule question du coût d'un tel appareil (débourser quelque 500 euros pour un boîtier « premier prix », ce n'est pas rien !), beaucoup de questions techniques se posent. Pourquoi de telles différences de prix entre les modèles ? Y a-t-il une différence de qualité d'image perceptible ? Que valent les modèles « entrée de gamme » ? Quelles caractéristiques privilégier ?

Une réponse synthétique à toutes ces questions pourrait être la suivante : la qualité d'image est fonction de l'optique que l'on greffe sur le boîtier et les principales différences entre les gammes d'appareils tiennent principalement : à la qualité de construction (les plus chers sont souvent « tropicalisés »), aux performances du buffer (durée et nombre d'images lors de rafales) et aux fonctions (double-slot, testeur de profondeur de champ…). Mais cette réponse est trop sommaire pour guider véritablement ceux d'entre vous qui se penchent tout juste sur la question.

S'il vous faut donc retenir une seule chose, que ce soit celle-ci : c'est essentiellement l'objectif qui fait la qualité d'image. Si vous montez une optique bas de gamme sur le meilleur des boîtiers, vous aurez une image manquant de netteté et de piqué. A l'inverse, si vous montez un bon objectif sur votre boîtier « premier prix », vous aurez tout de même une image digne des meilleurs appareils pro. Ne négligez donc pas la question des optiques, qui a son importance non seulement en terme de qualité d'image mais aussi de prix (beaucoup d'objectifs coûtent l'équivalent d'un boîtier entrée de gamme, voire beaucoup plus) ! Sachez enfin que la prise en main est l'étape déterminante pour le choix d'un reflex : autant que possible, allez voir les modèles en boutique pour vous rendre compte de leur ergonomie.

Entrée de gamme

L'entrée de gamme est principalement constituée de modèles qualifiés par les constructeurs eux-mêmes de reflex « débutants ». En résumé, ces modèles reprennent la plupart des caractéristiques d'un grand frère, mais les présentent dans un boîtier dont la construction est moins soignée. Des « bulles d'aide » sont proposées, des modes résultat (raccourcis de réglages pour des situations types) ajoutés et l'interface est également souvent « épurée » pour ne pas déstabiliser un public encore adepte du « tout auto ».

Sur ces appareils, on perd enfin souvent au passage quelques fonctions « pro », dont les débutants en question ne sauraient de toute façon que faire. L'Eos 400D mis à part, l'entrée de gamme de cette saison est encore construite autour du bien connu capteur de 6 millions de pixels, capteur qui a fait son temps et qui, bien que performant, vit sans doute ses derniers moments avec ces modèles.

Nikon D50 (et Nikon D40)

Nikon D50
Ayant débuté à 799 euros en juin 2005, le Nikon D50 se trouve aujourd'hui couramment à moins de 500 euros, ce qui en fait l'un des reflex les meilleurs marché du moment avec les K100 et K110D de Pentax. Le D50 est un appareil simple et bon marché, mais dont les caractéristiques appartiennent déjà au passé, tant le secteur évolue vite ! Ce reflex est ainsi dépourvu de ces dispositifs prisés, et de plus en plus répandus, que sont l'anti-poussière et la stabilisation. Pour ce prix, on a en fait un appareil idéal pour débuter (boîtier assez compact et sur lequel seules les fonctions les plus courantes ont gardé une place) et dont les performances seront amplement suffisantes pour les besoins courants.

Nikon D40
A la dernière minute, ce guide que vous découvrez en ce beau vendredi de la mi-novembre fait une place à un second reflex Nikon entrée de gamme, le D40 (voir cette brève). Cet appareil tout juste annoncé donc adopte le même positionnement que le D50 en accentuant encore le côté reflex pour débutants. Construit autour du même capteur que le D50, ce reflex s'inscrit encore plus avant dans la lignée des « reflex compacts » façon Olympus E-400 (voir cette brève) ou Canon Eos 400D (voir cette brève). Mais attention sur ce point ! Si la compacité présente des avantages évidents, elle est aussi source de désagréments en ce qu'elle rend la prise en main moins confortable et laisse moins de place aux commandes.

Lequel choisir de ces deux reflex qui se concurrencent tant au niveau de prix que des caractéristiques ? Plus compact que le D50 donc, le D40 nous arrive avec un écran plus grand et mieux défini (2,5" pour 230 000 contre 2'' pour 130 000 pixels). Doté de nouvelles fonctions pour les débutants, il fait l'impasse sur quelques réglages avancés comme le Bracketing d'exposition et de Balance des blancs. Il est en revanche plus véloce que son grand frère, avec un enregistrement continu illimité en Jpeg et de 9 fichiers Raw, contre 12 Jpeg et 4 Raw pour le D50. Les autres caractéristiques à retenir sont une disponibilité 0,18 seconde après l'allumage et une batterie Ion Lithium qui autorise 470 vues en une charge. Voilà quelques données comparatives pour vous aider au choix. Pour le finaliser, notez enfin ceci, que le D50 est disponible tandis que Nikon informe que le D40 sera commercialisé « courant décembre » et proposé à 629 euros en kit avec le nouveau 18-55 f/3,5-5,6 G ED II. Sera-t-il là assez tôt pour figurer sous le sapin ? Les paris sont ouverts.

Ses caractéristiques : capteur CDD de 23,7 x 15,5 mm de 6 millions de pixels – écran 2 pouces de 130 000 pixels – sensibilité de 200 à 1 600 Iso - vitesse d'obturation de 30 à 1/4 000 sec - carte Secure Digital – Batteries lithium – dimensions : 133 x 102 x 76 mm pour 620 g.
  • Voir les prix du Nikon D50 (à partir de 42,82 €)

Canon EOS 400D

Canon Eos 400D
Eos 300D, Eos 350D puis Eos 400D : chez Canon, un reflex entrée de gamme chasse l'autre à intervalle régulier, en mettant au goût du jour un boîtier qui, depuis ses début, est un best-seller. Quelles sont les caractéristiques qui permettent à cette série d'Eos de bénéficier d'un tel succès populaire ? Principalement un boîtier léger - que le 400D est parvenu à rendre encore plus compact - et, plus prosaïquement, la renommée de la marque, Canon étant n°1 sur ce secteur. Canon est par ailleurs à la tête d'un important parc optique et est sans doute le constructeur dont l'offre est la plus étendue, deux caractéristiques qui comptent lorsque l'on commence à s'équiper, car elles permettent d'envisager sereinement l'évolution.

Ce préambule terminé, revenons-en à notre sujet. Le 400D peut se targuer de posséder un écran donné comme le plus lumineux de la gamme Eos, et de disposer d'un autofocus très sensible. Sur la question de la résolution, on peut noter que le 350D, avec son capteur de huit millions de pixels, n'avait déjà pas à rougir face à la concurrence. Le 400D frappe toutefois encore plus fort que son prédécesseur en se dotant du récent capteur de dix millions de pixels que l'on pensait plutôt réservé aux catégories amateur et pro. Il introduit enfin une vraie nouveauté par rapport au 350D : un dispositif anti-poussières qui agit en réduisant les facteurs de création de poussières, en évitant leur déposition grâce à un filtre passe-bas et en empêchant le phénomène d'attraction statique de la poussière. Toutes ces précautions mettent le capteur à l'abri de ces poussières fâcheuses qui, lorsqu'elles sont déposées, créent autant de taches sur les photos.

Ses caractéristiques : capteur CMOS de 22,2 x 14,8 mm de 10,1 millions de pixels – écran 2,5 pouces de 230 000 pixels – sensibilité de 100 à 1 600 ISO - vitesse d'obturation de 30 à 1/4 000 sec – carte Compact Flash I et II – batterie Ion Lithium – dimensions : 127 x 94 x 65 mm pour 556 g.
  • Voir les prix du Canon Eos 400D (à partir de 379,00 €)

Pentax K100D

Pentax K100D - prise en main
Pendant de longs mois, les reflex numériques du défunt Konica Minolta ont pu se targuer d'être les seuls à posséder un système de stabilisation intégré au boîtier. Ce système intégré au capteur permet de réduire les flous de bougé, si fréquents lors de poses longues et lorsque l'on photographie à main levée. Le K100D de Pentax (et le K10D à sa suite) reprend donc cette caractéristique précieuse, tout en faisant au passage le bonheur des petits budgets. En effet, le K100D a été annoncé a un prix très raisonnable et bien conforme à la politique qualité / prix exigeante de Pentax.

Quels sont, outre la simplicité d'utilisation, les points forts du K100D ? Un système autofocus basé sur 11 collimateurs qui permet de photographier facilement des sujets décentrés, ainsi que de faire une mise au point précise sur un détail de l'image. Également de nombreuses possibilités de configurer finement l'appareil, notamment pour faire une mise au point manuelle. Autant de caractéristiques qui permettront aux débutants de progresser sans se sentir limités par l'appareil et qui intéresseront les utilisateurs avertis les moins fortunés. On retiendra enfin deux de ses caractéristiques, susceptibles de séduire les utilisateurs nouveaux venus dans le monde du reflex et les petits budgets : l'enregistrement sur carte Secure Digital (les plus courantes chez les compacts) et l'alimentation par piles alcalines AA, des plus faciles à se procurer dans le commerce.

Ses caractéristiques : capteur CCD de 23,5 x 15,7 mm de 6,1 millions de pixels – écran 2,5 pouces de 210 000 pixels – sensibilité de 200 à 3 200 ISO - vitesse d'obturation de 30 à 1/4 000 sec - carte Secure Digital – 4 piles alcalines AA – dimensions : 129 x 93 x 70 mm pour 660 g.
  • Voir les prix du Pentax K100D (à partir de produit indisponible)

Nikon D50 Canon EOS-400D Pentax K100D
Nikon D50 à partir de 42,82 € Canon EOS 400D à partir de 379,00 € Pentax K100D à partir de produit indisponible


Milieu de gamme

Il est bien difficile de faire des généralités autour d'un prix, tant ce que l'on peut qualifier de « milieu de gamme » regroupe d'appareils variés. À défaut d'un résumé rigoureux de la fiche technique d'un appareil de cette gamme de prix, nous citerons les principales caractéristiques auxquelles on peut prétendre : capteur d'une résolution élevée (le nouveau standard étant dix millions de pixels), présence d'un système de stabilisation et d'un dispositif anti-poussière, viseur équipé d'un pentaprisme ou lieu du pentamiroir des reflex entrée de gamme, deux molettes pour le réglage de la vitesse et de l'ouverture, etc.

Sony Alpha 100

Photokina 06 : optiques Sony
Ceux de nos lecteurs qui ne s'intéressent qu'une fois l'an aux nouveautés high-tech, pourront s'étonner de la présence de Sony sur cette page. Pourtant, le géant de l'audio / vidéo a bel et bien payé son droit d'entrée dans le petit monde du reflex, en rachetant l'activité d'un Konica Minolta désireux de se recentrer sur les imprimantes.

L'Alpha 100, commercialisé dans l'été, est ainsi le premier reflex à porter la griffe Sony. Filiation oblige, cet appareil emprunte beaucoup de caractéristiques au Dynax 5D, l'ancien boîtier entrée de gamme de Konica Minolta. Comme lui, il a une orientation débutants, ainsi qu'en témoignent le nombre réduit de commandes externes (une unique molette unique sert au réglage de la vitesse et de l'ouverture) et ses dimensions réduites faites pour rassurer les utilisateurs qui viennent d'un compact ou d'un bridge. Le principal point fort de l'Alpha 100 est la présence du système de stabilisation baptisé « anti-shake », qui a fait ses preuves en compensant les mouvements parasites du photographe et en diminuant ainsi le nombre de photos floues.

L'appareil s'est également doté d'un dispositif anti-poussières destiné à protéger son capteur de leur dépose, et éviter ainsi l'apparition de taches sur les photos. Stabilisation, dispositif anti-poussières et capteur d'une résolution élevée : les points forts ne manquent pas. Toutefois, deux éléments pourraient faire reculer face à la perspective d'achat d'un Alpha 100 : les limitations de la gamme optique et le doute sur la pérennité de l'engagement de Sony dans cette branche. À ces interrogations, Sony répond d'une part en annonçant 20 optiques (voir cette brève) dont trois sont des nouvelles formules développées par son partenaire Carl Zeiss, d'autre part en assurant que d'autres modèles suivront. Oui, mais sous quels délais ? Et dans quelle gamme ? Si l'Alpha 100 a tout du bon choix pour ceux déjà équipés en optiques Minolta, il peut manquer aux autres un signe fort comme l'annonce d'un second boîtier expert, pour s'engager en toute confiance dans la marque.

Ses caractéristiques : capteur CCD de 23,6 x 15,8 mm de 10 millions de pixels – écran 2,5 pouces de 230 000 pixels – sensibilité de 100 à 1 600 ISO - vitesse d'obturation de 30 à 1/4 000 sec - carte Compact Flash I et II – batterie Ion Lithium – dimensions : 133 x 95 x 71 mm pour 638 g.
  • Voir les prix du Sony Alpha 100 (à partir de 349,00 €)

Olympus E330

Olympus E330 - Live system
L'Olympus E330, que nous sélectionnons dans la catégorie milieu de gamme aux côtés des Pentax K10D et Sony Alpha 100, est un appareil pour le moins original. Il s'agit en effet du premier reflex avec visée par l'écran et écran inclinable. Qu'est-ce que cela signifie ? Alors que nous sommes tous habitués à voir des utilisateurs cadrer au moyen de l'écran arrière de leur compact ou de leur bridge, beaucoup d'entre nous ignorent que cette fonction est refusée aux reflex, la faute à un système de visée différent. « Est refusée » ou plutôt « était refusée », puisque l'E330 a changé la donne en ayant la bonne idée de s'équiper de deux capteurs, dont un « Live MOS » spécifiquement pour la visée par l'écran.

Quels sont les avantages de cette visée « live » dont l'E330 s'est équipé au prix d'acrobaties techniques ? Cette visée est notamment des plus utiles pour savoir, avant même le déclenchement, à quoi ressemblera la photo : suffisamment ou pas assez lumineuse, trop bleue / rouge car on a mal réglé la balance des blancs, etc. Elle est également précieuse pour faire une mise au point précise. Sa présence sur un reflex peut permettre, à ceux qui ont pris l'habitude de cadrer avec l'écran de leur compact et qui pour cette raison se retiennent d'évoluer vers un reflex, de conserver ce confort de prise de vue tout en bénéficiant d'un appareil avancé.

Quels sont les autres points forts de l'Olympus E330 ? La présence d'un dispositif anti-poussières qui évite leur dépôt sur le capteur, dispositif que nous avons plusieurs fois évoqué mais qui, avant que la concurrence n'emboîte le pas à Olympus, était une spécificité du constructeur. On peut conclure sur ce reflex en signalant qu'il produit des images au format 4:3, contre 3:2 pour les reflex des autres constructeurs, caractéristique qui peut séduire ceux qui n'ont connu que le numérique (presque tous les compacts sont au format 4:3), mais dérouter ceux qui ont eu un passé argentique. On retient enfin, en faveur de l'E330, la disponibilité d'accessoires pour la plongée.

Ses caractéristiques : capteur NMOS 17,3 x 13 de 7,9 millions de pixels – écran 2,5 pouces de 215 250 pixels – sensibilité de 100 à 1 600 ISO - vitesse d'obturation de 8 mn à 1/4 000 sec - cartes Compact Flash I et II, Microdrive et xD Picture – batterie Ion Lithium – dimensions : 140 x 87 x 72 mm pour 539 g.
  • Voir les prix de l'Olympus E330 (à partir de produit indisponible)

Pentax K10D

Tout juste disponible, le K10D a fait l'effet d'une bombe dans le petit monde du reflex lors de son annonce à la rentrée. Avec le K10D, Pentax a en effet trouvé le moyen de regrouper, sur un seul boîtier, toutes les caractéristiques les plus prisées du moment, et ce, pour un prix défiant toute concurrence. Quelles sont donc ces caractéristiques qui déchaînent les passions ?
  • Un dispositif anti-poussière, qui évite leur dépose sur le capteur et par là même l'apparition de taches sur les photos, et le nettoyage coûteux et risqué qui s'en suit.
  • Un système de stabilisation, précieux pour limiter les flous de bougé si courants lors des photos prises à main levée.
  • Un boîtier tropicalisé résistant aux poussières et aux intempéries.
  • Une commande directe pour passer de l'enregistrement en Raw à l'enregistrement Jpeg.
  • Une poignée - également résistante à l'eau - optionnelle qui permet notamment de doubler l'autonomie de l'appareil.
  • Un autofocus de onze collimateurs AF sélectionnables individuellement (neuf d'entre eux sont croisés pour une mise au point optimale).
  • Des rafales illimitées en Jpeg.
  • La compatibilité avec la nouvelle gamme d'optiques motorisées.
Photokina 06 : stand Pentax K10D
Bref, c'est un Pentax en grande forme et bien déterminé à retrouver la notoriété dont il disposait jusqu'à la montée en puissance de Nikon et Canon à la fin des années 80, qui signe ce K10D. À noter qu'en même temps qu'il se fait remarquer par ses boîtiers (avec le K100D et le K10D notamment), Pentax n'oublie pas le vrai nerf de la guerre. Il met en effet l'accent sur les optiques avec un planning de sorties assez étoffé et surtout une nouvelle gamme d'optiques motorisées (dites SDM pour Super DirectDrive Motor) qui permettent une mise au point plus rapide et plus silencieuse.

Ses caractéristiques : capteur CCD de 23,7 x 15,6 mm de 10 millions de pixels – écran 2,5 pouces de 210 000 pixels – sensibilité de 100 à 1 600 ISO - vitesse d'obturation de 30 à 1/4 000 sec - carte Secure Digital / MMC – batterie Ion Lithium – dimensions : 142 x 101 x 70 mm pour 793 g.
  • Voir les prix du Pentax K10D (à partir de 579,00 €)

Sony Alpha 100 Olympus E-330 Pentax K10D
Sony Alpha 100 à partir de 349,00 € Olympus E330 à partir de produit indisponible Pentax K10D à partir de 579,00 €


Haut de gamme

En matière de reflex numérique, le haut de gamme est occupé par les reflex dits professionnels, c'est-à-dire des boîtiers remarquablement bien construits, résistants aux intempéries, extrêmement véloces, non moins endurants… bref, des appareils dont seuls les professionnels (photographes de sport, d'actualité…) ont vraiment l'utilité et dont eux seuls sauront tirer parti. Ce guide à l'orientation grand public ignorera donc les Nikon D2X et autres Canon 1D Mark II qui se négocient à plus de 4 000 euros, pour s'intéresser à des modèles déjà remarquables et qui ont la bonne idée de rester accessibles.

Nikon D200

Nikon D200
Le D200 est un de ces appareils experts qui retiennent l'attention. Le D200 s'affiche comme un reflex très nerveux, avec une mise sous tension de 0,15 seconde et un délai de déclenchement de 50 ms. Il est capable de rafales de 5 images par seconde, jusqu'à 37 images en Jpeg et 22 en Raw. L'appareil ne se contente pas d'être véloce, il est aussi solidement et surtout remarquablement bien construit. Il est en effet conçu autour d'un boiter magnésium équipé d'un jeu complet de joints de protection antiruissellement, qui permettra au photographe de sortir quel que soit le temps.

Concernant la qualité de construction… il suffit de laisser parler les photos. Les plus chanceux, qui le possèdent ou ont eu l'occasion de le prendre en main, confirmeront l'ergonomie du boîtier et le soin remarquable apporté aux finitions. Le D200 a de nombreuses caractéristiques qui retiennent l'attention, comme une mesure Matricielle couleur 3D II, une sensibilité qui s'étend jusqu'à 3 200 Iso, une batterie capable d'enregistrer 1 800 images par charge et enfin une compatibilité avec de nombreux accessoires : semelle Wi-Fi, système modulaire destiné à la photo de petits objets et poignée d'alimentation.

Enfin, notons que l'une des bonnes nouvelles de cette d'année est l'arrivée d'un S5 Pro chez Fuji, reflex basé sur le boîtier du D200 et doté des excellents capteurs et Processeurs maison. Sachant que les appareils sont basés sur la même monture, ce S5 Pro pourrait bien débaucher des nikonistes déjà équipés.

Ses caractéristiques : capteur CCD de 23,6 x 15,8 mm de 10,2 millions de pixels – écran 2,5 pouces de 230 000 pixels – sensibilité de 100 à 3 200 ISO - vitesse d'obturation de 30 à 1/8 000 sec – cartes Compact Flash I et II / Microdrive – batterie Ion Lithium – dimensions : 147 x 113 x 74 mm pour 830 g.
  • Voir les prix du Nikon D200 (à partir de 898,90 €)

Canon EOS 30D

Canon EOS 30D
Le Canon EOS 30D signale comme le D200 par ses performances : une vitesse d'obturation qui monte jusqu'à 1/8 000 sec (contre 1/4 000 sec pour la plupart des modèles), une disponibilité au déclenchement de l'ordre de 0,15 seconde et une mémoire tampon de 30 Jpeg et 11 Raw, avec un enregistrement au rythme de 5 images par seconde. L'écran mesure 2,5 pouces pour 230 000 pixels, caractéristiques autrement plus actuelles et confortables que les 1,8 pouce pour 118 000 pixels dont devait se contenter le 20D qui l'a précédé.

Sur ce modèle, plusieurs attentions ont été apportées au confort d'utilisation, avec une touche pour la lecture instantanée des informations dans l'image, une fonction de rotation des clichés sur le boîtier ou l'ordinateur et une autre d'explication des messages d'erreur. L'EOS 30D dispose du même processeur DIGIC II que l'EOS 1D Mark II, ce qui permet de lui supposer une bonne qualité d'image et une bonne gestion du bruit numérique.

Ses caractéristiques : capteur CMOS de 22,5 x 15 mm de 8,2 millions de pixels – écran 2,5 pouce de 230 000 pixels – sensibilité de 100 à 3 200 ISO - vitesse d'obturation de 30 à 1/8 000 sec – cartes Compact Flash I et II / Microdrive – batterie Ion Lithium – dimensions : 144 x 106 x 74 mm pour 700 g.
  • Voir les prix du Canon EOS 30D (à partir de 948,90 €)

Nikon D200 Canon EOS 30D
Nikon D200 à partir de 898,90 € Canon EOS 30D à partir de 948,90 €
 
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