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Christophe Delorme, Lexmark : « l’informatique a augmenté la consommation de papier »

* Publié par Jérôme Bouteiller le Lundi 26 Mai 2008 | envoyer | commenter
Directeur Marketing de Lexmark France, Christophe Delorme revient sur l'engagement du groupe, spécialisé dans l'impression numérique, dans le développement durable

christophe Delorme
JB -Lexmark a récemment organisé une table ronde pour savoir si le "papier détruisait l'environnement". Quelle est votre position ?

CD -Cette table ronde, organisée lors de la Journée de la Terre le 22 avril, a été l'occasion pour Lexmark de rappeler à tous qu'imprimer moins et réduire son impact sur l'environnement n'est pas seulement l'affaire d'un jour mais de toute l'année. Comme toute industrie, la fabrication du papier a un impact sur l'environnement. Il ne s'agit pas d'arrêter d'imprimer mais de ne pas imprimer inutilement. En effet, les principaux résultats de l'observatoire Ipsos réalisé pour le compte de Lexmark en novembre 2007 dans treize pays européens indiquent que la quasi-totalité des salariés européens (90%) déclare avoir pris conscience de l'impact écologique du gaspillage papier en entreprise, mais le nombre moyen de pages imprimées par jour reste très élevé avec 31 pages par salarié.

Cette table ronde s'inscrit dans l'approche Lexmark « Imprimez moins, gagnez plus », et souligne l'engagement de Lexmark à éduquer et aider les utilisateurs, qu'ils soient professionnels ou particuliers, à imprimer moins et à adopter des bonnes pratiques d'impression.

JB -Avec le recul, l'informatique a-t-elle plutôt augmenté ou réduit la consommation de papier ?

CD -On est loin du « zéro papier » que les plus grands spécialistes avaient prédit dans les années 90. Pire encore, la consommation de papier a augmenté en moyenne de 6 à 8% par an entre 1998 et 2005. Depuis les croissances annuelles se sont tassées autour de plus ou moins 1% mais pourraient bien augmenter avec le développement de la Chine par exemple.
Si elle n'est pas à 100% responsable, on peut dire que l'informatique a augmenté la consommation de papier. En particulier en raison d'Internet et de la mise en réseau des postes de travail qui ont facilité et multiplié l'échange d'informations. Cela a créé des opportunités d'imprimer des documents pour celles et ceux qui préfèrent lire l'information sur papier plutôt qu'à l'écran. Par conséquent, plus on communique par mail, plus on donne l'opportunité d'imprimer.

Entre la fin des années 90 et le début des années 2000, l'informatique et en particulier les imprimantes ont fait d'énormes progrès et les prix en baisse ont largement donné l'occasion aux entreprises comme aux particuliers de s'équiper d'imprimantes. Mais l'impression a été peu contrôlée par les entreprises. Il était fréquent de voir dans beaucoup d'entreprises que chaque poste de travail individuel disposait d'une imprimante, ce qui a facilité également l'impression des documents.

Cette informatisation n'a pas été accompagnée par les entreprises d'incitations à n'imprimer que ce qui était nécessaire. Depuis les deux dernières années, les choses changent en raison d'une prise de conscience collective et aussi sous l'impulsion de Lexmark. En effet la dernière étude menée par Ipsos et Lexmark dans 13 pays européens révèle qu'une entreprise sur deux a récemment introduit des changements en matière d'impression pour réduire le consommation de papier et que 62% des salariés reconnaissent qu'ils pourraient réduire leurs impressions personnelles de 30% tout en restant productifs. Nos solutions et notre offre aux entreprises ainsi qu'aux particuliers vont dans ce sens de réduire l'impact sur l'environnemental, tout en réduisant les coûts d'impression et en améliorant la productivité des utilisateurs. Si l'informatique a certes augmenté la consommation de papier, je peux également vous dire que Lexmark contribue déjà à réduire la consommation de papier.

JB -Etudiez-vous de nouvelles technologies comme le papier électronique ?

CD -Non, Lexmark n'étudie pas le papier électronique. Nous recentrons nos efforts sur les conseils apportés aux utilisateurs pour leur permettre de mieux gérer leurs impressions. Lexmark se concentre sur la mise en place de bonnes pratiques au sein des entreprises, comme l'impression recto-verso par défaut, la numérisation des documents à partir d'imprimantes multifonctions pour les stocker sur un disque partagé ou les envoyer directement par mail depuis le multifonction, la prévisualisation des documents avant d'imprimer... Nous avons voulu montrer l'exemple dans nos nouveaux bureaux de Suresnes. Nos bureaux illustrent très concrètement les bonnes pratiques d'impression à mettre en place en entreprise. Par exemple, nous libérons nos impressions avec le badge d'identification que nous utilisons pour entrer dans l'immeuble. De ce fait, non seulement nos impressions sont sécurisées, mais en plus nous avons éliminé les feuilles imprimées qui restent sur les imprimantes sans être récupérées mais qui peuvent faire le bonheur d'autres personnes quand les informations imprimées sont confidentielles. Chez Lexmark, cela n'arrive plus et d'ailleurs, il n'y a plus de poubelles près de nos imprimantes !

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Les Commentaires des lecteurs
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le 02 Juin 08 à 15h32
 
Edition
Communiqué de presse
Suresnes ? le 02 juin 2008


Le papier détruit-il l’environnement ?
Compte-rendu de la table ronde organisée par Lexmark

A l'occasion de "la Journée de la Terre", le 22 avril dernier, Lexmark a organisé dans ses bureaux de Suresnes une table ronde intitulée "Le papier détruit-il l'environnement? Des idées reçues aux bonnes actions". Lors de cette première édition des rendez-vous InTerr’Actions, des représentants de l'ADEME, de la COPACEL, d'Ipsos, de Lexmark, de la SNCF et de la Mairie de Suresnes ont débattu des idées reçues à propos du gaspillage de papier et des bonnes pratiques à appliquer en entreprise pour diminuer ce gaspillage. Cette discussion a été suivie d’ateliers thématiques sur l’industrie papetière, l'impression verte et le recyclage.

En ouverture des débats animés par Jean-Louis de la Salle (Lexmark) et par le consultant Jacques de Rotalier, les 50 professionnels présents ont assisté à la projection d’une émission de France 3 « C'est pas sorcier » sur la fabrication du papier et son recyclage.

Premier constat : le papier, comme tout produit issu d'un processus industriel, a un impact sur l'environnement. Or, la consommation de papier ne cesse d’augmenter. Elle progresse en moyenne de 2% par an en France et 4% par an dans le monde.

Des idées reçues…

L’industrie papetière en Europe se mobilise depuis de nombreuses années pour contrôler les rejets et les déchets, limiter les fortes consommations d’énergie ainsi que les émissions de gaz à effet de serre, recycler l’eau, certifier les exploitations forestières et créer des labels.
« En Europe, la pâte dont le papier est issu est essentiellement fabriquée à partir de bois d’éclaircies et de déchets de scieries » a souligné Jean-Paul Franiatte, Délégué Général de la COPACEL (Confédération française de l’industrie des papiers, cartons et cellulose). « En effet, les troncs des arbres, d’une forte valeur commerciale, sont utilisés en tant que bois d’oeuvre, pour le mobilier par exemple, et non pour la fabrication du papier. »

L’essentiel de la matière première de l’Industrie Papetière est le papier récupéré qui représente aujourd’hui 60% des approvisionnements en fibres de l’Industrie Papetière. Il reste encore beaucoup à faire auprès des entreprises, des citoyens et des collectivités pour améliorer la collecte des vieux papiers.

Il s’agit aussi d’améliorer la compréhension des différents types de certification forestière existants et des labels de papier écologique comme "NF environnement" par exemple.

Pierre Galio de l’ADEME précise l’importance dans les politiques d’achats d’intégrer l’exigence de label de qualité environnementale, tel que l’éco label européen, qui certifie pour le papier des impacts environnementaux limités sur l’ensemble de son cycle de vie.

En outre, cela nécessite des entreprises, citoyens et collectivités que le papier fasse l’objet d’une collecte et d’un traitement spécifiques. C’est par exemple ce que la Mairie de Suresnes a mis en place, proposant un tri sélectif des déchets, pour faciliter le traitement et le recyclage.

… aux bonnes pratiques

Les principaux résultats de l'observatoire Ipsos réalisé pour le compte de Lexmark dans treize pays européens indiquent que les salariés interrogés sont convaincus de pouvoir baisser leur consommation de papier sans incidence sur leur productivité. Cependant, ils impriment encore en moyenne 22 pages par jour en Suède, 28 en France, 36 en Allemagne et 41 en Espagne. Un plus grand engagement des directions générales des entreprises auprès de leurs salariés pourrait améliorer cette situation.

Le responsable du projet « Eco paperasse » de la SNCF, Thierry Raynard, est venu expliquer comment la SNCF s’était engagée dans la lutte contre les pages inutiles dans les services administratifs de l’entreprise. Ce projet structuré, intégrant plusieurs étapes dont la programmation des copieurs en recto verso par défaut, une démarche de dématérialisation, une campagne de communication interne sur un ton décalé, un concours d'idées interrégional, et la mise en place du tri sélectif, a permis à la SNCF de réduire de 20% la consommation de papier au siège de l’entreprise.

La Mairie de Suresnes a également mis en place des bonnes pratiques environnementales comme par exemple la dématérialisation des actes pour réduire le gaspillage papier.

« La protection de l’environnement et la maîtrise de l’énergie passeront par un double défi technologique et comportemental », ajoute Pierre Galio de l’ADEME, en soulignant l’intérêt de cet engagement de réduction individuel et collectif.

Par ailleurs, soucieux de montrer l’exemple, Lexmark a développé en France une charte environnementale qui prend en compte tout ce qui est mesurable : énergie de l'immeuble, déplacements extérieurs, transports, etc. afin de réduire son impact environnemental.

Christophe Delorme, directeur Marketing de Lexmark France, a souligné lors de son intervention que la mise en place de bonnes pratiques telles que l’impression systématique en recto-verso en complément d’autres solutions avait permis à Lexmark de réduire sa consommation de papier de près d’une tonne en un an. Il a également mis en avant la valeur ajoutée des imprimantes multifonctions qui permettent de numériser et de diffuser les documents sans pour autant les imprimer.

Cette table ronde s’inscrit dans l’approche Lexmark « Imprimez moins, gagnez plus », et souligne l’engagement de Lexmark à éduquer et aider les utilisateurs, qu’ils soient professionnels ou particuliers, à imprimer moins et à adopter des bonnes pratiques d’impression. La compréhension des habitudes d’impression permet à Lexmark de sensibiliser les entreprises aux problématiques liées à l’impression en offrant des solutions liées à la gestion des documents, des services et des opérations, à l'amélioration de la productivité de l'entreprise, et à la sécurisation des environnements d’impression.

Le débat mené lors de la table ronde a suscité de nombreuses questions et interventions de la part d’une assistance marquée par la forte présence de directions du développement durable de grandes entreprises françaises. À l’issue de cet événement, les participants, enthousiastes, souhaitaient déjà connaître la date du prochain rendez-vous InTerr’Actions.

À propos d’InTerr’Actions
InTerr’Actions est un rendez-vous régulier et interactif que Lexmark a mis en place autour du développement durable.
Pour en savoir plus sur l’édition du 22 avril, n’hésitez pas à solliciter un entretien ou demander l’enregistrement filmé de la table ronde.
Des visuels et portraits des intervenants sont également disponibles sur demande.

À propos de Lexmark
Lexmark conçoit, fabrique et commercialise des solutions et des produits d’impression ? imprimantes, multifonctions laser ou jet d’encre ainsi que leurs consommables et services associés ? destinés aux entreprises et aux particuliers dans 150 pays. Fondée en 1991, LEXMARK International Inc. a réalisé un chiffre d’affaires de 5 milliards de dollars en 2007. Pour toute information complémentaire, consulter le site www.lexmark.fr.
Lexmark et le losange Lexmark sont des marques de Lexmark International, Inc., déposées aux États-Unis et/ou dans d’autres pays.
 
 
 
 
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